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Exposition "visite de Saint-Avold àtravers ses cafés et ses auberges"


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Exposition "visite de Saint-Avold àtravers ses cafés et ses auberges"
Les bénévoles de l’ Atelier mémoire de la MJC de Saint-Avold présenteront, du 3 au 15 juin, le fruit de leurs recherches concernant une quarantaine de cafés et auberges qui ont jalonné les rues et ruelles de la ville naborienne de 1900 ànos jours. Une exposition riche de photos anciennes et de vues actuelles.

Une petite dizaine de bénévoles de la MJC ont fouillé dans leur mémoire et leurs tiroirs pour répertorier 43 cafés et auberges qui ont jalonné rues et ruelles de la cité naborienne le siècle dernier.

Dès 1900, Saint-Avold est devenue une ville garnison pour des milliers de militaires « sans oublier ceux qui étaient basés à Grostenquin mais habitaient dans la cité. Les cafés étaient très fréquentés et la bière coulait àflot  », rappellent Yvette Martan et Monique Saunier.

Avec d’autres bénévoles de l’Atelier mémoire de la MJC, elles ont décidé de mettre sur pied une exposition de photos, agrémentées de commentaires et anecdotes, avec pour fil conducteur « la visite de Saint- Avold àtravers ses cafés et ses auberges  ».

« Ã€ bord du tramway qui existait entre 1910 et 1944, nous quittons la gare de Valmont qui a son café juste en face pour nous rendre au centre-ville de Saint-Avold et passer en revue les cafés rues Hirschauer, Poincaré, des Anglais et bien plus loin encore  », résume Yvette. Un siècle plus tard, certains débits de boissons ont disparu. D’ aut r e s ont l a i s s é une empreinte ou changé de nom au fil des décennies. Ainsi, on apprend que la banque située en dessous de l’église Saint-Nabor ou le magasin de vêtements en face ont été des cafés, des lieux de vie populaires où l’on refaisait le monde. Quelques mètres plus loin, l’Hostellerie de l’Ange a laissé place àla pharmacie du même nom. Rue Hirschauer encore, l’Hôtel de la reine de France a changé d’enseigne (Hôtel de Paris) mais a conservé sa chapelle du XVIe siècle, celle des comt es de Créhange.

La Taverne du Romain est devenue le Bar’b’art.

L’Hôtel Bristol, place du Marché, n’existe plus. Il était tenu par Antoine Moisy, ancien chef cuisinier du Kensington Palace àLondres. Le café O.20.100.O (Lire : Au vin sans eau) a été détruit il y a quarante ans pour laisser place au supermarché Record (aujourd’hui Match). Le Queen’s d’aujourd’hui était l’ancien Terminus. « Il était appelé ainsi parce qu’il correspondait au terminus du tramway  », fait savoir Monique. Mais auparavant, le même bâtiment a été le Luxhof (1898) et l’Hôtel central (1931). D’autres établissements ont changé de vocation. Ainsi l’Hôtel d’Oderfang, près de l’ancien étang,, a disparu dans les années cinquante. Aujourd’hui, il a vocation de centre aéré.

Autant d’informations qui ont nécessité des mois de recherches àl’Atelier mémoire. Le fruit de ce travail sera exposé du 3 au 15 juin àla nouvelle annexe de la MJC, rue Clemenceau àSaint-Avold. Une cinquantaine de photographies encadrées et sous verre seront visibles dans le hall d’entrée. Une brochure riche de photos compar at ives "aut refoi s - aujourd’hui" et quelques anecdotes sera également proposée au public. Les bénéfices de la vente seront reversés àla MJC.

L’exposition sera ensuite itinérante. « La Maison d’Avril nous l’a déjàréservée pour en faire profiter ses pensionnaires  », se réjouit Yvette. Sà»r qu’elle va éveiller chez les anciens des souvenirs enfouis mais pas tombés dans l’oubli.

Odile BOUTSERIN.


Le mulet du véto

La brochure conçue par l’Atelier mémoire regorge d’explications et d’anecdotes amusantes telles l’histoire de ce vétérinaire naborien qui disposait de deux mulets pour faire ses tournées dans les fermes. Au retour de ses visites, le véto avait pris l’habitude de s’arrêter àun café, toujours le même. Plus tard, un des ânes a été racheté par un couvent. On imagine la gêne du frère qui, sans le vouloir, voyait toujours le mulet s’arrêter régulièrement devant le café largement fréquenté par son ancien propriétaire.


Moitié moins de cafés en cent ans

Si l’Atelier mémoire a pu retrouver des photos et documents de 43 cafés, restaurants, hôtels, « il n’en existait pas moins de 34 durant la période de la Première guerre mondiale, précise Yvette Martan. Aujourd’hui, nous en recensons 18 sur la ville.  »


  • Lundi 03 juin 2013 à18h30 Vernissage de l’exposition "visite de Saint-Avold àtravers ses cafés et ses auberges" réalisée par le club Histoire Naborienne de la MJC.
  • Exposition visible jusqu’au Samedi 15 juin : les mardis mercredis de 10h à12h et de 14h à17h et le samedi matin de 9h à12h.

P.-S.

source : Républicain Lorrain Edition-Cahier-Saint-Avold-du-30-05-2013