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Animation | projet citoyenneté avec la mjc

Théâtre de rue : au fil de sa vie… et de son avenir

Hier matin, deux comédiens du théâtre du Strapontin Rouge ont déambulé en ville. Leur rôle ? faire parler le quidam sur des problèmes de société, et de trouver "la réponse philosophique" à faire partager à haute voix au public.


Hier matin, une animation initiée par la fédération départementale des MJC (reprise par la MJC locale), dans le cadre de son projet citoyenneté (soutenue par le conseil général), s’est déroulée au centre-ville de Saint-Avold.

Avec le théâtre, on peut dire beaucoup de choses, affronter ses peurs, laisser parler son imagination, émettre des idées et spéculer sur son avenir. Mais veut-on toujours le découvrir ? Pas sûr ! Par le biais d’un support culturel théâtralisé, on peut parfois aider un individu à éclaircir cet avenir sous l’angle d’un divertissement ludique et d’en construire un véritable spectacle de rue, tout en composant avec l’imprévisibilité des comportements humains individuels. Rompre le silence sur sa colère ou sa peur

Dans un étonnant et succulent jeu de rôle, deux membres du théâtre du Strapontin Rouge, Christine Barbot (comédienne) et Daniel Smeed (musicien) ont réalisé ce périlleux exercice, hier matin, au centre-ville de Saint-Avold. Christine, costume noir queue-de-pie, le cheveu roux flamboyant, explique : « nous invitons les gens à rompre le silence sur leur colère, sur leur peur de l’avenir. Nous voulons leur dire qu’ils ont aussi un pouvoir, une petite force et de leur permettre ainsi d’exprimer leur voix. Ils peuvent dire tout haut à ceux qui veulent l’entendre ici qu’ils ont peut être froid ou faim. Ils peuvent aussi écrire leur propos sur un bout de papier et le glisser (sans nom) dans l’urne mise à disposition. Ensuite, nous ouvrirons cette urne et nous lirons sur la place publique tous les messages ».

Place du Marché, la présence du duo de comédiens a davantage créé une petite confusion de genre dans un contexte d’effervescence commerciale. Beaucoup n’ont pas véritablement saisi la démarche artistique en ce lieu. Les notes de mandoline et les chansons anciennes de Daniel, en costume folklore hongrois, n’ont pas réussi à remédier à la situation. Il en fut tout autre place de la Victoire, au contact d’une clientèle assise aux tables d’une terrasse. Christine poursuit : « il y a une approche tramée, un texte de base ; ensuite, je retire ou colle un brin d’histoire en fonction de la personne qui se prête au jeu ». Un petit garçon a brisé sa timidité. Et de nombreux petits papiers ont rempli l’urne. Subitement, tout le monde voulait s’exprimer et parler. Parfait !

Bernard MATHIS.